Le langage de l’arbre de Mai

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L’exemple du Mai apparaît comme le maintien à travers les siècles du culte primitif rendu à l’arbre sacré.

Malgré les capitulaires de Charlemagne exigeant que cesse le culte des arbres et l’église qui tenta d’interdire les cérémonies païennes, l’arbre du 1er mai et ses coutumes ont survécu jusqu’à nos jours.

La journée du 1er mai était autrefois un moment charnière dans l’année paysanne, la célébration du printemps perpétuait la pratique de la plantation du «Mai», arbre symbole de jeunesse et de fécondité lié au culte antique de la Déesse Nature (Maïa chez les grecs et les romains).

L’ensemble des jeunes gens coupait et transportait un arbre enrubanné pour le planter sur la place du village. Devant chaque maison de jeune fille à marier s’élevait aussi un «Mai d’amour».

De manière générale, à chaque moment important de la vie familiale ou villageoise, un arbre ou une modeste branche plus ou moins richement décoré était planté, souvent en faveur des jeunes époux.

De nos jours, dans le Sud-ouest et surtout en Périgord, les Mais qui subsistent sont aussi dressés pour honorer le nouvel élu local, le patron ou pour orner le faîtage des maisons nouvellement bâties, au moment de la fin des travaux.

Ces arbres entiers, souvent des sapinettes, sont ébranchées pour ne laisser qu’un toupet de feuilles au sommet.

Le tronc à mi-hauteur est dressé de rubans symboles de purification, de couronnes symboles de victoire, recouvertes de papier crépon, de drapeaux plus ou moins nombreux et d’une pancarte portant l’inscription «Honneur à notre élu», «A notre
Maire», «A notre patron», etc.

Chaque plantation de Mai est le début de réjouissantes libations.

J.Durrens (Ed. «Ol Contou»)

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